.. aglae ex time ..

Entrée de décembre 2008

Bientôt.

décembre 17, 2008 · Un commentaire

Les vagues d’enthousiasme et de douleur, les sauts périlleux de la sérénité à l’angoisse, les dégringolades des sourires partagés jusqu’aux pleurs cachés. Je fais le grand écart, d’un extrême à l’autre. Je suis heureuse, gaie, dense, riche, drôle, souriante, amoureuse ; je suis triste, mélancolique, pauvre, vide, ennuyeuse, amoureuse.

Il y a des choses fondamentales que je veux écrire ici. Je n’ai pas le temps, je ne prends pas le temps, j’ai peur parfois de mon écriture. Bientôt, avec de longues heures creuses devant moi, je viendrai écrire.

Catégories : Uncategorized

Bac blanc de philo, expliquer le texte suivant :

décembre 17, 2008 · Laisser un commentaire

Dans la glorification du “travail”, dans les infatigables discours sur la “bénédiction du travail”, je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l’intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l’aspect du travail — c’est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en bride et qu’elle s’entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l’amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l’on travaille sans cesse durement, jouira d’une plus grande sécurité : et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême.

NIETZSCHE, Aurore, livre III, § 173, Les apologistes du travail.

Catégories : Uncategorized